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JPMorgan signale les risques liés à la dernière mise à niveau d'Ethereum

JPMorgan signale les risques liés à la dernière mise à niveau d'Ethereum

CointribuneCointribune2026/01/23 09:49
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Par:Cointribune

Ethereum peut enchaîner les mises à jour, mais le doute persiste quant à sa capacité à générer une activité durable. Dans un rapport publié ce mercredi, les analystes de JPMorgan s’interrogent sur les véritables effets de la mise à jour Fusaka, qui a pourtant provoqué une flambée immédiate sur le réseau. Derrière les gains techniques, la question de la viabilité économique reste sans réponse. La blockchain cofondée par Vitalik Buterin fait face à des limites que même ses dernières avancées ne semblent pas en mesure de corriger.

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En bref

  • Ethereum a connu un regain d’activité après la mise à jour Fusaka, grâce à une baisse immédiate des frais de transaction.
  • JPMorgan reste sceptique quant à la durabilité de cette hausse, notant que les mises à niveau précédentes n’avaient pas eu d’effet durable.
  • Les analystes soulignent le déplacement massif de l’activité vers des solutions de Layer 2 comme Base, Arbitrum ou Optimism.
  • La concurrence accrue de blockchains comme Solana affaiblit encore davantage la position centrale d’Ethereum dans l’écosystème.

Un rebond technique qui peine à convaincre

La mise à jour Fusaka, déployée sur le réseau Ethereum le 3 décembre, a permis d’augmenter la capacité maximale de données par bloc, passant de 15 à 21 blobs.

Cette évolution a eu un effet quasi immédiat sur les frais de transaction, qui ont connu une baisse notable. La conséquence directe est une forte augmentation du nombre d’adresses actives et des volumes de transactions.

Pour les observateurs, cette hausse soudaine a pu donner l’impression d’une renaissance du réseau. Pourtant, les analystes de JPMorgan tempèrent rapidement cet enthousiasme. « Il demeure incertain que cette récente augmentation de l’activité du réseau soit durable dans le temps », écrivent-ils dans leur rapport dirigé par Nikolaos Panigirtzoglou.

La réaction positive des métriques blockchain ne garantit pas, selon eux, un changement structurel fondamental. Ils rappellent que les précédentes mises à jour n’ont pas permis de créer une dynamique durable. Selon le rapport, plusieurs raisons expliquent ce scepticisme :

  • Les mises à jour précédentes, bien que techniquement réussies, n’ont pas entraîné d’augmentation durable de l’activité du réseau ;
  • Les effets positifs de Fusaka sur les frais de transaction sont cycliques et pourraient disparaître avec le temps ;
  • Les analystes estiment que « les raisons des limites passées sont toujours présentes » malgré les efforts déployés ;
  • Le gain temporaire d’activité ne compense pas la tendance sous-jacente à la fragmentation de l’écosystème Ethereum.

À ce stade, JPMorgan met en garde contre une interprétation trop optimiste des indicateurs post-mise à jour. L’allègement des coûts ne suffit pas à inverser des dynamiques profondes déjà bien amorcées.

Une dynamique économique affaiblie par l’exode et la concurrence

Bien que le rebond d’activité observé après Fusaka ait pu offrir un répit, JPMorgan identifie des tendances de fond qui affaiblissent les bases économiques du réseau.

D’abord, la migration continue des utilisateurs et des applications vers les solutions de Layer 2 telles que Base, Arbitrum et Optimism. L’étude cite des données de CryptoRank montrant que Base à lui seul génère entre 60 % et 70 % du revenu total de l’écosystème L2. Cette proportion illustre le glissement progressif de l’économie d’Ethereum vers des infrastructures adjacentes, au détriment de sa propre chaîne principale.

Les analystes évoquent également une redistribution du capital et de la liquidité vers des blockchains concurrentes, plus rapides et moins chères, telles que Solana. Ce phénomène s’accompagne d’un déclin des activités spéculatives qui avaient propulsé l’utilisation d’Ethereum lors du précédent bull market : NFT, memecoins… Autant de vecteurs de volume qui ont désormais migré ou se sont essoufflés.

Dans cette logique, des projets phares comme Uniswap et dYdX se sont respectivement déplacés sur leurs propres réseaux, Unichain pour l’un, une chaîne indépendante pour l’autre, attirant la liquidité avec eux et réduisant ainsi les flux captés par Ethereum.

Malgré les doutes soulevés par JPMorgan, la dynamique post-Fusaka révèle un véritable engouement : le nombre de nouveaux détenteurs bondit de 110 %. La question demeure de savoir si cet élan encore fragile suffira à inverser les tendances de fond qui affaiblissent l’écosystème Ethereum.

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